Faut-il consulter un professionnel ? Psychologues et groupes de soutien

Faut-il consulter un professionnel ? Psychologues et groupes de soutien

La perte d’un animal peut provoquer une douleur profonde et bouleverser toute une vie quotidienne. Lorsqu’un chien, un chat ou un autre compagnon disparaît, il ne disparaît pas seulement une présence dans la maison. Il disparaît aussi une relation, des habitudes, des souvenirs et parfois une partie importante du quotidien.

Pour certaines personnes, le temps et le soutien de leurs proches permettent progressivement de retrouver un équilibre. Pour d’autres, la souffrance reste très importante et devient difficile à supporter.

Dans ce cas, consulter un professionnel peut être une aide précieuse.

Demander de l’aide ne signifie pas que l’on est faible. Cela ne signifie pas non plus que l’on exagère la perte de son animal. Le lien qui unit une personne à son compagnon peut être extrêmement fort, et sa disparition peut réellement provoquer un bouleversement émotionnel important.

Il n’existe pas de moment précis auquel il faudrait obligatoirement consulter. Chacun vit son deuil à son rythme.

Quand la douleur devient difficile à supporter

Après la mort d’un animal, il est normal de ressentir de la tristesse, du manque, de la colère, de la culpabilité ou un grand sentiment de vide.

Ces émotions peuvent être très fortes au début.

Progressivement, elles peuvent devenir moins envahissantes. Mais lorsque la souffrance reste particulièrement intense et empêche de retrouver un fonctionnement quotidien satisfaisant, un accompagnement peut devenir utile.

On peut avoir du mal à travailler, à dormir, à manger ou à se concentrer.

On peut ne plus avoir envie de voir les autres.

On peut perdre tout intérêt pour les activités qui procuraient auparavant du plaisir.

On peut penser constamment à son animal et aux circonstances de son décès.

On peut également avoir l’impression que personne ne comprend réellement ce que l’on traverse.

Dans ces situations, il n’est pas nécessaire de rester seul avec sa douleur.

Il n’est pas nécessaire d’attendre longtemps

Certaines personnes pensent qu’il faut attendre plusieurs mois avant de demander de l’aide.

Ce n’est pas une obligation.

Si la souffrance est très importante, il est possible de consulter rapidement.

Un décès soudain, un accident, une maladie longue ou une fin de vie particulièrement difficile peuvent rendre le deuil très lourd dès les premiers jours.

Dans d’autres situations, la douleur devient plus difficile après plusieurs semaines, lorsque les démarches sont terminées et que la maison retrouve son silence.

Il n’existe donc pas de délai universel.

Le bon moment pour demander de l’aide est celui où l’on sent que l’on en a besoin.

Que peut apporter un psychologue ?

Un psychologue peut offrir un espace dans lequel il est possible de parler librement de son animal et de sa disparition.

On peut y exprimer des émotions que l’on n’ose pas toujours montrer devant ses proches.

La tristesse.

La colère.

La culpabilité.

Le sentiment d’injustice.

Le manque.

Les regrets.

La peur d’oublier.

La difficulté à rentrer chez soi.

La peur de reprendre une vie normale.

Le professionnel peut aider à comprendre ces émotions et à avancer progressivement.

Il ne s’agit pas nécessairement de faire disparaître la tristesse.

Le but peut être d’apprendre à vivre avec cette absence sans que la douleur empêche de continuer à vivre.

Parler de son animal sans avoir peur d’être jugé

Certaines personnes hésitent à consulter parce qu’elles craignent de ne pas être comprises.

Elles ont parfois déjà entendu des phrases comme :

« Ce n’était qu’un animal. »

« Tu peux en reprendre un autre. »

« Il faut passer à autre chose. »

Ces paroles peuvent être particulièrement douloureuses.

Un accompagnement psychologique peut permettre de parler de la relation avec son animal sans avoir à minimiser son importance.

Pour certaines personnes, pouvoir simplement raconter leur histoire et dire ce que leur compagnon représentait constitue déjà une étape importante.

La culpabilité après la mort de son animal

La culpabilité est une émotion fréquente dans le deuil animalier.

On peut se demander si l’on aurait pu faire davantage.

On peut repenser à une décision prise chez le vétérinaire.

On peut regretter une journée où l’on n’était pas suffisamment présent.

On peut se demander si l’animal a souffert.

Après une euthanasie, certaines personnes peuvent également se demander si elles ont pris la bonne décision.

Ces pensées peuvent devenir très lourdes lorsqu’elles tournent en boucle.

Un professionnel peut aider à prendre du recul sur ce qui s’est passé et à comprendre pourquoi la culpabilité peut être aussi présente.

Lorsque les derniers instants restent dans la mémoire

Les circonstances du décès peuvent avoir une influence importante sur le vécu du deuil.

Lorsqu’un animal meurt après une longue maladie, les derniers jours peuvent être associés à des souvenirs difficiles.

Lorsqu’un décès survient brutalement, il peut être très difficile d’accepter que tout se soit terminé aussi rapidement.

Certaines personnes repensent constamment aux derniers instants.

Elles peuvent avoir du mal à se souvenir de leur animal lorsqu’il était heureux et en bonne santé.

Lorsque ces souvenirs deviennent envahissants, un accompagnement professionnel peut aider à travailler progressivement sur ce vécu.

Consulter ne signifie pas oublier

Une personne peut parfois avoir peur qu’un professionnel lui demande de tourner la page ou d’oublier son animal.

Ce n’est pas l’objectif.

Le but d’un accompagnement n’est pas d’effacer les souvenirs.

Il peut au contraire permettre de trouver une manière plus apaisée de garder une place à l’animal dans son histoire.

Le lien affectif peut continuer à exister même après la mort.

Ce qui change, c’est la manière dont on vit avec ce lien.

Les groupes de soutien

Les groupes de soutien constituent une autre possibilité.

Ils permettent de rencontrer d’autres personnes qui ont également perdu un animal.

Pouvoir parler avec quelqu’un qui connaît cette douleur peut être très réconfortant.

On peut découvrir que certaines réactions que l’on pensait étranges sont en réalité partagées par beaucoup d’autres personnes.

Le silence de la maison.

Le besoin de regarder les photographies.

La difficulté à ranger les affaires.

Le sentiment de vide.

Les souvenirs qui reviennent soudainement.

La culpabilité.

La peur d’oublier.

Le manque après plusieurs semaines.

Partager ces expériences peut permettre de se sentir moins seul.

Le sentiment d’être compris

L’un des principaux intérêts d’un groupe de soutien est de pouvoir parler avec des personnes qui comprennent la place qu’un animal peut occuper dans une vie.

Il n’est pas nécessaire d’expliquer pourquoi la perte est douloureuse.

Les autres participants peuvent eux-mêmes avoir vécu ce sentiment de vide après le décès de leur compagnon.

Cette compréhension mutuelle peut apporter une forme de réconfort.

Elle permet également de constater que chacun vit le deuil différemment.

Certains parlent beaucoup.

D’autres écoutent davantage.

Certains pleurent encore énormément.

D’autres commencent déjà à retrouver certains moments de calme.

Toutes ces réactions peuvent coexister.

Groupe de soutien ou psychologue ?

Les deux formes d’accompagnement sont différentes.

Le groupe de soutien permet principalement de partager son expérience avec d’autres personnes ayant vécu une perte.

Le psychologue propose un accompagnement individuel.

Une personne peut choisir l’une ou l’autre solution selon ses besoins.

Elle peut également participer à un groupe tout en consultant individuellement.

Il n’existe pas de choix obligatoire.

Ce qui compte est de trouver la forme de soutien dans laquelle on se sent suffisamment en confiance.

Les associations et les groupes de parole

Certaines associations proposent des espaces de parole consacrés au deuil animalier.

Ces rencontres peuvent se dérouler en présentiel ou à distance.

Elles permettent parfois de raconter son histoire, d’écouter d’autres personnes et de partager les difficultés rencontrées après la perte.

Le fonctionnement varie selon les groupes.

Certains sont animés par des professionnels.

D’autres reposent davantage sur l’échange entre personnes endeuillées.

Avant de participer, il peut être utile de savoir comment le groupe fonctionne et dans quel cadre les échanges sont organisés.

Les groupes en ligne

Internet permet également de trouver des personnes ayant vécu une situation similaire.

Les groupes de discussion et communautés en ligne peuvent être utiles lorsqu’il n’existe pas de groupe proche du domicile.

Ils permettent de parler à tout moment et de lire les témoignages d’autres personnes.

Cependant, il faut rester attentif à son propre état émotionnel.

Certains témoignages peuvent être très difficiles à lire, notamment lorsqu’ils racontent des décès particulièrement douloureux.

Si un groupe augmente la tristesse ou l’angoisse plutôt qu’il ne procure du soutien, il est préférable de prendre de la distance.

Peut-on consulter même si l’on pense aller bientôt mieux ?

Oui.

Il n’est pas nécessaire d’être dans une situation extrêmement grave pour consulter.

Une personne peut simplement ressentir le besoin de parler à quelqu’un pendant quelques séances.

Elle peut vouloir comprendre certaines émotions ou être accompagnée pendant une période particulièrement difficile.

Consulter ne signifie pas forcément commencer un long suivi.

Le besoin peut être ponctuel.

Lorsque l’entourage ne comprend pas

Le manque de compréhension de l’entourage peut rendre le deuil encore plus difficile.

Certaines personnes peuvent reprendre rapidement leur quotidien et ne pas comprendre pourquoi l’on souffre encore.

D’autres peuvent éviter le sujet parce qu’elles ne savent pas quoi dire.

On peut alors avoir l’impression d’être seul avec son chagrin.

Un professionnel ou un groupe de soutien peut offrir un espace dans lequel cette douleur est reconnue.

Cela peut permettre de ne plus avoir à cacher ses émotions.

Les enfants peuvent également avoir besoin d’aide

La mort d’un animal peut être particulièrement importante pour un enfant.

L’animal peut avoir accompagné une grande partie de son enfance.

Il peut avoir été présent pendant ses jeux, ses vacances, ses devoirs et ses moments difficiles.

La disparition peut donc provoquer une grande tristesse.

L’enfant peut poser de nombreuses questions sur la mort.

Il peut sembler aller bien puis exprimer sa tristesse plus tard.

Lorsque les parents ont du mal à répondre à ses réactions ou que celles-ci deviennent très importantes, un professionnel peut également aider l’enfant et sa famille.

Le deuil peut être différent pour chaque membre de la famille

Dans une même famille, chacun peut vivre la perte différemment.

Une personne peut pleurer tous les jours.

Une autre peut parler très peu de l’animal.

Un enfant peut poser constamment des questions.

Une autre personne peut avoir besoin de reprendre rapidement ses activités.

Ces différences ne signifient pas que certains ont plus aimé l’animal que d’autres.

Chacun possède sa propre manière d’exprimer ses émotions.

Il est important de respecter ces différences.

Quand la souffrance empêche de vivre normalement

Certains signes doivent encourager à chercher de l’aide.

Lorsque le sommeil reste fortement perturbé.

Lorsque l’alimentation devient très difficile.

Lorsque la personne n’arrive plus à travailler ou à accomplir les tâches quotidiennes.

Lorsqu’elle s’isole complètement.

Lorsque les pensées liées au décès sont constamment présentes.

Lorsque la culpabilité devient impossible à supporter.

Lorsque la tristesse reste extrêmement intense et ne semble pas évoluer.

Dans ces situations, consulter peut permettre de ne plus affronter seul une souffrance devenue trop lourde.

Ne pas avoir honte de demander de l’aide

Il existe encore parfois l’idée qu’il faudrait être capable de surmonter seul la mort d’un animal.

Cette idée peut empêcher certaines personnes de demander du soutien.

Pourtant, demander de l’aide n’est pas un échec.

La perte d’un compagnon peut représenter une véritable rupture dans la vie quotidienne.

Certaines personnes ont besoin de leurs proches.

D’autres ont besoin d’un professionnel.

D’autres encore trouvent du réconfort auprès de personnes ayant vécu la même expérience.

Toutes ces formes de soutien peuvent avoir leur place.

Et si l’on ne sait pas quoi dire au professionnel ?

Il n’est pas nécessaire de préparer un discours.

On peut simplement commencer par dire :

« Mon animal est mort et je n’arrive pas à m’en remettre. »

Ou :

« Je pensais que j’allais mieux, mais je souffre toujours énormément. »

Ou encore :

« Je me sens coupable depuis sa mort et je n’arrive pas à arrêter d’y penser. »

Ces quelques mots peuvent suffire à commencer la conversation.

Le professionnel pourra ensuite poser des questions et aider à comprendre ce qui est le plus difficile.

Reprendre progressivement sa vie

L’objectif d’un accompagnement n’est pas forcément de retrouver exactement la vie d’avant.

Après une perte importante, certaines choses peuvent changer.

La personne peut continuer à penser à son animal.

Elle peut conserver ses souvenirs.

Elle peut garder certaines habitudes ou certains objets.

Mais progressivement, elle peut retrouver des moments de calme, recommencer à apprécier certaines activités et reconstruire une vie quotidienne.

Le souvenir de l’animal peut alors rester présent sans provoquer la même douleur qu’au début.

Le chagrin peut revenir même après une amélioration

Même lorsque l’on commence à aller mieux, certaines périodes peuvent réveiller la tristesse.

Une date anniversaire.

Une photographie.

Une odeur.

Un lieu.

Une chanson.

Une promenade.

Une situation qui rappelle un moment partagé.

Ces retours de chagrin ne signifient pas forcément que l’on recommence son deuil depuis le début.

Les souvenirs peuvent simplement continuer à faire partie de la vie.

Avec le temps, leur intensité peut devenir plus facile à supporter.

Il n’y a aucune honte à avoir besoin de temps

Le deuil n’est pas une compétition.

Il n’existe aucune récompense à celui qui souffre le moins longtemps.

Il n’est pas nécessaire de reprendre une vie normale à une date précise.

Il n’est pas nécessaire de faire semblant d’aller bien pour rassurer les autres.

Le deuil peut prendre du temps.

Et lorsque ce temps devient trop difficile à traverser seul, demander de l’aide peut être une manière de prendre soin de soi.

Continuer à vivre sans abandonner son souvenir

Consulter un psychologue ou rejoindre un groupe de soutien ne signifie pas abandonner son animal.

Cela signifie chercher un soutien pour traverser une période douloureuse.

L’animal restera une partie de son histoire.

Les souvenirs resteront.

Les années partagées resteront.

Les moments heureux resteront.

Avec le temps, la douleur peut progressivement changer de forme.

Le manque peut rester présent, mais il peut être accompagné davantage de tendresse que de souffrance.

Et il est possible de continuer à vivre, à rire, à aimer et à retrouver du bonheur sans que cela diminue l’importance de l’animal qui a été perdu.

⬅️ Retour au Guide du bien-être

← Retour à la page des propositions d'achats