Les étapes du deuil après la perte d’un animal

 

Les étapes du deuil après la perte d’un animal

Perdre un animal que l’on aime profondément peut provoquer un bouleversement émotionnel important. Après des années de vie commune, le décès d’un chien, d’un chat ou d’un autre compagnon laisse souvent un vide dans la maison, dans les habitudes et dans le quotidien.

Le deuil permet progressivement de s’adapter à cette absence.

Mais il n’existe pas une manière unique de faire son deuil. Certaines personnes pleurent énormément dès les premières heures. D’autres restent comme paralysées ou ont du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Certaines retrouvent rapidement certaines habitudes, puis ressentent une vague de tristesse plusieurs semaines plus tard.

Les différentes étapes du deuil sont donc surtout des repères permettant de comprendre ce que l’on peut traverser. Elles ne constituent pas un parcours obligatoire, et elles ne se déroulent pas nécessairement dans un ordre précis.

Le deuil commence parfois avant la mort

Lorsque l’animal est âgé ou atteint d’une maladie grave, le deuil peut commencer avant même son décès.

On parle parfois de deuil anticipé.

La personne sait que son compagnon va probablement mourir prochainement. Elle commence alors à imaginer la vie sans lui.

Chaque changement de comportement peut devenir inquiétant.

Une journée où l’animal mange moins peut provoquer de l’angoisse.

Une mauvaise nuit peut faire craindre que la fin approche.

Une promenade peut être vécue comme une dernière promenade.

Une caresse peut prendre une importance particulière.

Cette période peut être émotionnellement épuisante.

On peut ressentir de la tristesse tout en profitant encore de la présence de son animal.

On peut avoir peur de perdre le moindre moment avec lui.

On peut également ressentir de la culpabilité lorsqu’on souhaite simplement retrouver un peu de tranquillité après une longue période de soins.

Le deuil anticipé n’enlève pas forcément la douleur du décès. Il peut simplement faire commencer le processus plus tôt.

Le choc et l’incrédulité

Après le décès, la première réaction peut être un sentiment d’irréalité.

Même lorsqu’on savait que la mort était proche, il peut être difficile de comprendre que l’animal ne reviendra pas.

On peut continuer à regarder vers son panier.

Attendre de l’entendre marcher.

Penser qu’il va apparaître dans une pièce.

Se réveiller le matin en oubliant pendant quelques secondes qu’il est mort.

Cette impression peut être particulièrement forte lorsque le décès a été soudain.

Le cerveau a besoin de temps pour intégrer une réalité qui vient de changer brutalement.

Durant cette période, certaines personnes pleurent beaucoup tandis que d’autres semblent étonnamment calmes.

Il n’existe pas de réaction correcte.

L’absence de larmes ne signifie pas l’absence d’amour.

La douleur de l’absence

Lorsque la réalité commence à s’installer, l’absence peut devenir particulièrement concrète.

Le panier est toujours là.

Les jouets sont encore présents.

La laisse n’a plus été utilisée.

La gamelle reste vide.

La maison paraît différente.

Les habitudes qui étaient construites autour de l’animal disparaissent.

Pour un chien, il n’y a plus de promenade à l’heure habituelle.

Pour un chat, il n’y a plus de repas ou de moment de jeu.

La personne peut se retrouver avec du temps libre qu’elle n’avait pas auparavant.

Cette nouvelle liberté peut paradoxalement être douloureuse.

Elle rappelle que quelqu’un manque.

La tristesse

La tristesse est probablement l’émotion la plus immédiatement associée au deuil.

Elle peut être intense et prendre différentes formes.

On peut pleurer souvent.

Avoir envie de rester seul.

Ne plus avoir goût à certaines activités.

Être particulièrement sensible.

Ressentir une grande fatigue.

Avoir l’impression que la maison est vide.

La tristesse peut également apparaître par vagues.

Une personne peut se sentir relativement bien pendant quelques heures, puis être submergée par une émotion lorsqu’elle retrouve une photographie ou un objet.

Ces variations sont fréquentes.

La tristesse n’évolue pas nécessairement de manière régulière.

Le manque

Le manque peut devenir l’une des dimensions les plus difficiles du deuil.

Il ne s’agit pas seulement de regretter l’animal.

Il s’agit de ressentir physiquement son absence dans les moments où sa présence était habituelle.

Le matin.

Au moment de rentrer à la maison.

Pendant les repas.

Au coucher.

Pendant les promenades.

Lorsque l’on s’assoit sur le canapé.

Chaque moment habituel peut rappeler qu’il n’est plus là.

Ce manque peut être particulièrement fort parce que la personne avait développé des automatismes autour de son compagnon.

Le cerveau continue quelque temps à fonctionner comme si l’animal était encore présent.

La colère

La colère peut également apparaître.

Elle peut être dirigée contre la maladie.

Contre la vieillesse.

Contre les circonstances du décès.

Contre soi-même.

Contre le vétérinaire.

Contre une personne que l’on estime responsable.

Ou même contre l’animal lui-même.

Cette dernière émotion peut provoquer de la culpabilité : comment pourrait-on être en colère contre un animal que l’on aimait ?

Pourtant, le deuil peut provoquer des émotions contradictoires.

La colère est parfois une manière d’exprimer l’impuissance face à une situation que l’on ne pouvait pas contrôler.

Elle peut progressivement diminuer lorsque la réalité du décès est davantage acceptée.

La culpabilité

La culpabilité est très fréquente après la mort d’un animal.

La personne peut repenser aux derniers jours et se demander si elle aurait pu faire autrement.

« Aurais-je dû consulter plus tôt ? »

« Ai-je suffisamment insisté auprès du vétérinaire ? »

« Aurais-je dû remarquer ce signe ? »

« Est-ce que j’ai attendu trop longtemps ? »

« Est-ce que j’ai pris la bonne décision ? »

« Aurais-je dû être davantage présent ? »

Même lorsqu’aucune faute n’a été commise, le cerveau cherche parfois une explication ou un responsable.

Cette tendance peut être particulièrement forte lorsque la personne avait la responsabilité de prendre des décisions concernant les soins ou l’euthanasie.

Il peut être utile de se rappeler que les décisions sont prises avec les informations disponibles au moment où elles doivent être prises.

On ne peut pas juger une décision passée uniquement à partir de ce que l’on sait après coup.

Le soulagement peut également exister

Lorsqu’un animal souffrait depuis longtemps, la mort peut être accompagnée d’un sentiment de soulagement.

La personne peut penser :

« Il ne souffre plus. »

Elle peut également ressentir du soulagement parce que les soins constants, les nuits difficiles ou l’inquiétude permanente ont enfin cessé.

Ce sentiment peut ensuite provoquer de la culpabilité.

« Comment puis-je être soulagé alors que je viens de perdre celui que j’aimais ? »

Pourtant, soulagement et tristesse peuvent parfaitement coexister.

Être soulagé que son animal ne souffre plus ne signifie pas être soulagé qu’il soit mort.

Les regrets

Après un décès, l’esprit revient souvent sur le passé.

On repense aux moments que l’on aurait aimé prolonger.

On regrette certaines paroles.

On pense aux promenades que l’on n’a pas faites.

Aux photographies que l’on n’a pas prises.

Aux journées où l’on était trop occupé.

Ces regrets peuvent donner l’impression que l’on n’a pas suffisamment profité de son animal.

Pourtant, aucune relation de plusieurs années n’est composée uniquement de moments parfaits.

Il y a forcément eu des journées ordinaires, des contraintes, des erreurs et des moments où l’attention était ailleurs.

Cela ne diminue pas l’amour porté à l’animal.

La recherche de sens

Après les premières semaines, certaines personnes commencent à chercher un sens à ce qui s’est passé.

Elles peuvent se demander :

« Pourquoi est-il mort maintenant ? »

« Pourquoi cela devait-il arriver ? »

« Pourquoi n’ai-je pas pu le garder plus longtemps ? »

Certaines personnes trouvent du réconfort dans leurs convictions personnelles.

D’autres se tournent vers les souvenirs.

Certaines cherchent simplement à comprendre ce que cette relation leur a apporté.

Il n’existe pas une réponse universelle.

Le sens que chacun donne à une relation et à sa disparition lui appartient.

Les souvenirs deviennent omniprésents

Après le décès, les souvenirs peuvent être partout.

Une photographie.

Une odeur.

Un jouet.

Une couverture.

Une promenade.

Une chanson.

Un endroit.

Une date.

Un bruit.

Tout peut faire revenir l’animal dans la mémoire.

Au début, ces souvenirs peuvent être très douloureux.

La personne peut éviter certaines photographies parce qu’elles sont trop difficiles à regarder.

Avec le temps, elles peuvent progressivement devenir plus faciles à contempler.

Le souvenir peut alors commencer à être associé non seulement à la mort, mais aussi aux années vécues ensemble.

La maison change

Le logement peut sembler étrangement silencieux après la disparition d’un animal.

Cette impression est particulièrement forte lorsque l’animal était très présent.

Un chien qui se déplaçait constamment dans la maison apportait du mouvement.

Un chat occupait peut-être différents endroits de la journée.

Leurs bruits, leurs habitudes et leurs petits comportements faisaient partie de l’ambiance familiale.

Après leur disparition, le silence devient parfois un rappel permanent de l’absence.

Certaines personnes ressentent alors le besoin de conserver les affaires de leur animal.

D’autres préfèrent les ranger rapidement.

Il n’y a pas de bonne manière de faire.

Ranger les affaires de son animal

La question des affaires peut être particulièrement émotionnelle.

Faut-il ranger le panier ?

Que faire de la laisse ?

Peut-on jeter les jouets ?

Doit-on conserver la couverture ?

Il n’existe aucune obligation de décider immédiatement.

Certaines personnes ont besoin de tout garder pendant longtemps.

D’autres ressentent le besoin de ranger rapidement parce que chaque objet est trop douloureux.

Il est possible également de mettre certaines affaires de côté et de décider plus tard.

Le moment choisi pour ranger les objets n’est pas une mesure de l’amour porté à l’animal.

Les vagues de tristesse

Le deuil ne ressemble généralement pas à une ligne droite.

Une personne peut penser qu’elle va mieux.

Puis une émotion très forte peut revenir.

Cela peut arriver plusieurs jours, semaines ou mois après le décès.

Un anniversaire.

Une fête.

Une promenade.

Une photo retrouvée par hasard.

Une visite chez des amis possédant un animal.

Tous ces événements peuvent réveiller le manque.

Cette résurgence ne signifie pas forcément que le deuil recommence depuis le début.

Elle peut simplement montrer que certains souvenirs restent profondément associés à l’animal.

L’acceptation

Le mot « acceptation » peut être mal compris.

Accepter la mort d’un animal ne signifie pas être heureux de ce qui s’est passé.

Cela ne signifie pas ne plus avoir de peine.

Cela signifie progressivement reconnaître que l’animal est mort et que la vie doit désormais être organisée autrement.

La personne peut commencer à ne plus attendre son retour.

Elle peut modifier ses habitudes.

Elle peut ranger certaines affaires.

Elle peut parler de son animal au passé sans ressentir systématiquement un choc.

L’acceptation correspond souvent davantage à une adaptation à la réalité qu’à la disparition de l’amour.

Apprendre à vivre avec l’absence

À mesure que le temps passe, l’absence peut devenir moins envahissante.

La personne peut recommencer à profiter de certaines activités.

Elle peut retrouver des habitudes.

Elle peut rire.

Elle peut faire des projets.

Elle peut passer une journée entière sans pleurer.

Cela ne signifie pas que l’animal a été oublié.

Le cerveau et le cœur apprennent progressivement à vivre dans un quotidien où l’animal n’est plus physiquement présent.

Le lien avec lui change de forme.

Le souvenir prend progressivement plus de place

Au début du deuil, les derniers moments peuvent occuper une place immense.

La maladie.

La souffrance.

Les derniers jours.

Le décès.

L’euthanasie éventuellement.

Puis, progressivement, les souvenirs plus anciens peuvent reprendre leur place.

On se rappelle la première rencontre.

Les jeux.

Les vacances.

Les promenades.

Les habitudes amusantes.

Les bêtises.

Les moments de tendresse.

L’animal n’est plus seulement associé à sa mort.

Il redevient progressivement associé à toute sa vie.

Certaines personnes gardent un lien symbolique

Le lien avec un animal disparu peut continuer de différentes manières.

Certaines personnes gardent une photographie.

D’autres conservent un objet.

Certaines écrivent une lettre.

D’autres créent un espace de souvenir.

Certaines parlent encore de leur compagnon avec leurs proches.

Ces gestes ne signifient pas que la personne refuse d’accepter la mort.

Ils peuvent simplement représenter une manière de conserver une place à l’animal dans son histoire.

Les dates importantes peuvent raviver le deuil

Les anniversaires peuvent être difficiles.

La date de naissance.

La date d’adoption.

La date du décès.

Les fêtes.

Le premier Noël sans l’animal.

La première période de vacances.

Toutes ces dates peuvent faire ressentir plus fortement l’absence.

Il est possible d’anticiper ces moments et de prévoir une manière personnelle de les traverser.

Certaines personnes préfèrent rester entourées.

D’autres souhaitent être seules.

Certaines aiment regarder des photos.

D’autres préfèrent éviter les souvenirs pendant quelque temps.

Encore une fois, il n’existe pas de règle universelle.

Le premier anniversaire sans son animal

Le premier anniversaire peut être particulièrement chargé émotionnellement.

Pendant toute une année, de nombreuses situations rappellent l’animal pour la première fois sans lui.

La première fête.

La première promenade estivale.

Le premier hiver.

Le premier anniversaire de son humain sans lui.

Le premier anniversaire de son décès.

Cette première année peut donc donner l’impression d’être remplie de rappels.

Avec le temps, ces dates peuvent devenir moins difficiles.

Mais certaines peuvent continuer à avoir une importance particulière pendant de nombreuses années.

Le deuil peut être différent selon les circonstances du décès

La manière dont l’animal est mort peut influencer la façon dont le deuil est vécu.

Une mort naturelle après une longue maladie peut être précédée d’une longue période de préparation.

Une euthanasie peut être accompagnée de culpabilité et de questionnements.

Une mort brutale peut provoquer un choc.

Un accident peut entraîner des images difficiles à oublier.

Une disparition après une longue maladie peut provoquer à la fois épuisement et soulagement.

Il est donc impossible de définir une seule manière de vivre le deuil animalier.

Le deuil peut également être compliqué par l’incompréhension de l’entourage

Certaines personnes souffrent parce qu’elles ne se sentent pas comprises.

Elles peuvent entendre :

« Ce n’était qu’un animal. »

« Tu en reprendras un autre. »

« Il faut passer à autre chose. »

Ces paroles peuvent être particulièrement douloureuses.

Lorsqu’un animal occupait une place centrale dans une vie, sa disparition peut nécessiter du temps.

La personne n’a pas besoin de minimiser son chagrin pour rassurer son entourage.

Elle peut continuer à travailler, à sortir et à vivre tout en étant profondément endeuillée.

Les enfants vivent également ces étapes à leur manière

Chez l’enfant, le deuil peut apparaître de façon différente.

Un enfant peut pleurer puis retourner jouer quelques minutes plus tard.

Il peut poser les mêmes questions plusieurs fois.

Il peut devenir plus anxieux.

Il peut avoir peur que ses autres animaux meurent.

Il peut parler beaucoup de l’animal ou, au contraire, ne plus en parler pendant un moment.

Le jeu peut également être une manière pour lui d’exprimer ce qu’il ressent.

Il est important de ne pas comparer son deuil à celui d’un adulte.

Les autres animaux peuvent également changer de comportement

Lorsqu’un animal vivait avec un ou plusieurs compagnons, les autres animaux peuvent eux aussi réagir à son absence.

Ils peuvent chercher leur compagnon.

Modifier leurs habitudes.

Devenir plus calmes.

Rechercher davantage la présence humaine.

Ou ne montrer aucun changement évident.

Pour la personne endeuillée, observer ces comportements peut être émotionnellement difficile.

Elle doit alors traverser son propre deuil tout en s’adaptant aux changements du foyer.

Reprendre progressivement une vie quotidienne

Avec le temps, il devient possible de reconstruire une routine.

Reprendre le travail.

Faire les courses.

Sortir.

Voir des proches.

Reprendre une activité.

Faire des projets.

Au début, ces choses peuvent sembler presque impossibles.

Puis elles redeviennent progressivement naturelles.

Il n’est pas nécessaire de retrouver immédiatement la vie d’avant.

Le but n’est pas d’effacer l’animal.

Il s’agit d’apprendre à vivre avec son absence.

Peut-on être heureux à nouveau ?

Oui.

Et cela ne signifie pas que l’on aime moins son animal.

Après un deuil, certaines personnes peuvent ressentir de la culpabilité lorsqu’elles recommencent à rire ou à profiter de la vie.

Elles peuvent avoir l’impression de trahir leur compagnon.

Mais retrouver des moments heureux ne supprime pas les souvenirs.

L’amour que l’on portait à l’animal peut rester présent tandis que la douleur devient moins constante.

La vie et le souvenir peuvent continuer à exister ensemble.

Le deuil ne suit pas un calendrier

Il est impossible de dire qu’une personne devrait avoir terminé son deuil après quelques semaines ou quelques mois.

Certaines personnes se sentent mieux relativement rapidement.

D’autres ont besoin de beaucoup plus de temps.

Certains deuils restent sensibles pendant des années, notamment lors de certaines dates ou lorsque des souvenirs particuliers reviennent.

Ce qui compte n’est pas de respecter un délai.

C’est de pouvoir progressivement retrouver une vie dans laquelle la douleur n’empêche plus complètement de vivre.

Quand demander de l’aide ?

Le deuil est une réaction naturelle à une perte.

Mais certaines situations peuvent devenir particulièrement difficiles.

Si une personne reste durablement incapable de fonctionner dans sa vie quotidienne, s’isole complètement, ressent une souffrance qui ne diminue pas ou se sent dépassée par ses émotions, parler à un professionnel peut être utile.

Un psychologue ou un autre professionnel compétent peut offrir un espace pour parler librement de la perte, de la culpabilité, de la colère ou de la solitude.

Demander de l’aide ne signifie pas que l’on fait mal son deuil.

Cela signifie simplement que l’on n’a pas besoin de traverser une souffrance importante seul.

Il n’y a pas de bonne façon de faire son deuil

Certaines personnes ont besoin de parler.

D’autres préfèrent écrire.

Certaines conservent toutes les photographies.

D’autres ont besoin de ne pas les regarder pendant quelque temps.

Certaines souhaitent organiser un hommage.

D’autres préfèrent garder leur relation avec l’animal dans leur intimité.

Certaines personnes souhaitent rapidement accueillir un autre animal.

D’autres ne peuvent pas imaginer aimer à nouveau un compagnon.

Toutes ces réactions peuvent exister.

Le deuil appartient à celui qui l’éprouve.

Apprendre à vivre avec un amour qui continue

Le deuil ne consiste pas nécessairement à oublier.

Il consiste progressivement à accepter qu’une relation qui était vécue au quotidien ne peut plus l’être de la même manière.

L’animal n’est plus là pour accueillir son humain, jouer, dormir ou accompagner les promenades.

Mais toute l’histoire vécue ensemble demeure.

Les souvenirs restent.

Les habitudes peuvent laisser des traces.

Les photographies racontent une partie de cette vie.

Et l’amour porté à cet animal peut continuer d’exister.

Avec le temps, la douleur peut changer.

Elle peut devenir moins aiguë, moins constante, moins envahissante.

Elle peut laisser davantage de place à la gratitude pour les années partagées.

Le deuil est le reflet d’une relation importante

Il n’existe pas d’étapes universelles que chacun devrait franchir dans un ordre précis.

Le deuil peut avancer, revenir, ralentir et prendre des formes différentes.

Il peut commencer avant la mort et se poursuivre longtemps après.

Il peut être fait de larmes, de silence, de colère, de souvenirs, de culpabilité, de soulagement et finalement de moments où l’on recommence à vivre autrement.

Ce qui reste au centre de tout cela, c’est la relation qui existait avec l’animal.

Lorsqu’un compagnon a partagé une partie importante de notre existence, sa disparition laisse naturellement une trace.

Faire son deuil ne signifie pas tourner la page et oublier son animal. Cela signifie apprendre progressivement à continuer son histoire avec son souveni

 

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